Agrandir une installation photovoltaïque : solutions efficaces
Si les besoins en électricité augmentent en raison de nouveaux appareils, d’un nouveau membre de la famille ou d’une voiture électrique, la question de l’extension de l’installation photovoltaïque se pose rapidement. Heureusement, les systèmes existants peuvent être adaptés de manière flexible. Toiture, façade, garage ou jardin – de nombreux espaces peuvent être utilisés. Mais en plus des modules, il faut également tenir compte des inverseurs, de la statique et des règles EEG. Celui qui planifie judicieusement son expansion s’assurera à long terme d’une plus grande indépendance et fera un pas de plus vers la transition énergétique.
Extension d’une installation photovoltaïque : l’essentiel en bref
- Les modules supplémentaires constituent l’extension la plus courante, mais n’ont de sens que s’il y a suffisamment d’espace sur le toit et de statique.
- Les façades, terrasses, garages, abris de voiture, clôtures et installations solaires de balcon offrent des alternatives.
- La compatibilité des onduleurs et des compteurs doit également être vérifiée lors de l’extension.
- Dans le cas de la rémunération EEG, l’agrandissement est considéré comme une nouvelle installation avec les taux de rémunération en vigueur.
- Les solutions de stockage peuvent remplacer une extension ou la compléter utilement.
Peut-on facilement agrandir une installation photovoltaïque existante ?
Oui, une extension est généralement possible, mais nécessite une vérification de la statique du toit, de l’onduleur, de la compensation et de l’enregistrement auprès des autorités.
Installer des panneaux solaires supplémentaires sur le toit
La manière la plus évidente d’étendre un système photovoltaïque consiste à installer des modules solaires supplémentaires sur le toit de la maison. La condition préalable est qu’il y ait encore suffisamment d’espace inutilisé. La capacité portante du toit est importante : il doit supporter au moins 30 kilogrammes par mètre carré pour supporter la charge supplémentaire.
Ce n’est que si cette condition est remplie qu’une prolongation peut être envisagée. La compatibilité des modules est également cruciale. Même s’il suffit que les nouveaux modules soient techniquement compatibles, les modèles identiques donnent les meilleurs résultats. Vous devez également vérifier l’ombrage, car les nouveaux modules doivent pouvoir fonctionner dans des conditions comparables. S’ils sont ombragés par des arbres ou des maisons voisines, les performances diminuent sensiblement. Il convient également de noter que le nombre supplémentaire de modules modifie la tension dans la chaîne, ce qui affecte l’onduleur.
Une planification professionnelle est donc obligatoire. Le câblage et les fusibles existants doivent également être vérifiés. Autre point : l’effort n’en vaut la peine que si les conditions du site sont au moins bonnes. Une extension sur le toit offre des avantages évidents, mais nécessite en même temps des soins techniques.
Extension sur façade, terrasse et bâtiments annexes
Tous les toits ne sont pas assez grands pour accueillir davantage de modules. Il vaut donc la peine d’envisager des domaines alternatifs. Les modules de façade sont une option lorsque l’espace sur le toit est limité. Bien qu’ils soient généralement moins efficaces, ils peuvent en réalité présenter des avantages en hiver en raison de la faible lumière du soleil. Les charges de saleté et de neige sont également inférieures avec les modules verticaux. La terrasse offre une autre option. Avec un toit solaire, vous pouvez non seulement produire de l’électricité, mais aussi créer une protection solaire fonctionnelle.
Les modules semi-transparents apportent de l’ombre sans réduire significativement la lumière. Ceci est particulièrement pratique pour les ménages qui apprécient l’esthétique et les avantages supplémentaires. Les dépendances telles que les garages ou les abris de voiture sont souvent sous-estimées. Les toits plats sont particulièrement adaptés si la statique est correcte. Ici, vous pouvez créer une petite « borne de recharge » qui s’intègre parfaitement à une voiture électrique. Les abris de jardin peuvent également être exploités de manière indépendante grâce à des systèmes d’îlots. Si vous faites preuve de créativité, vous trouverez de nombreuses zones photovoltaïques supplémentaires sur votre propriété.
Installations solaires de balcon et clôtures solaires en complément
Même les petits systèmes peuvent avoir un impact important. Les centrales électriques avec balcon sont idéales pour les locataires ou les ménages disposant de peu d’espace sur le toit. Ils sont faciles à fixer, à brancher sur la prise et fournissent jusqu’à 800 watts de puissance nominale. Dans un bon emplacement, 600 à 700 kilowattheures peuvent être générés par an. Cela suffit pour faire fonctionner de manière rentable les petits consommateurs tels que les réfrigérateurs ou les routeurs. Les clôtures solaires deviennent également de plus en plus importantes. Ils profitent des limites de propriété inutilisées et génèrent en même temps de l’énergie.
Le rendement dépend fortement de l’orientation, c’est pourquoi les emplacements ensoleillés offrent des avantages évidents. Les deux solutions sont peu coûteuses, flexibles et rapidement installées. Ils augmentent également votre propre consommation sans effort de construction majeur. Pour les propriétaires d’un système photovoltaïque existant, les installations solaires de balcon ou les clôtures solaires peuvent constituer un complément idéal. Ils constituent également une introduction judicieuse à l’énergie solaire pour les locataires ou les propriétaires disposant de petites surfaces.
Adapter l’onduleur et les équipements techniques
L’extension d’un système photovoltaïque ne signifie pas seulement l’ajout de modules. La technologie doit également évoluer avec elle. L’onduleur est particulièrement important. Il convertit le courant continu généré en courant alternatif utilisable. Il doit faire face à la nouvelle tension totale des modules. Si la tension est inférieure à la limite minimale, elle ne génère aucune électricité. S’il est supérieur, il existe même un risque de défaut. Un exemple de calcul le montre clairement : avec 10 modules de 35,2 volts chacun, la tension d’entrée maximale est de 352 volts. Si le système est étendu de 3 modules, il passe à 458 volts.
Un onduleur avec une limite supérieure de 400 volts serait dépassé par cela. La solution peut être un onduleur plus grand ou un onduleur supplémentaire. Un deuxième compteur peut également être nécessaire. Lors de la planification, des entreprises spécialisées vérifient quelle solution est la plus judicieuse dans chaque cas individuel. Les câbles et les fusibles doivent également être vérifiés quant à leur résilience lors de leur expansion. Quiconque épargne ici risque une perte de rendement ou des dommages au système.
Exigences légales et tarif d’achat EEG
L’une des questions les plus importantes de l’expansion concerne la rémunération de l’électricité injectée dans le réseau. Conformément à l’article 9, paragraphe 3, de l’EEG, plusieurs systèmes installés sur un même terrain dans un délai de 12 mois sont considérés comme un seul système. Cependant, cela ne compte que pour déterminer les performances. La date de prolongation s’applique à la rémunération. Cela signifie : Les nouveaux modules bénéficient du tarif de rachat valable au moment de l’installation. Cela signifie que le niveau de rémunération diffère entre les anciens et les nouveaux modules.
Cependant, lors du remplacement d’anciens modules, appelé repowering, la date de mise en service initiale reste pertinente. Cela signifie : Les modules remplacés conservent leur ancienne compensation. C’est également important : chaque extension est légalement considérée comme une nouvelle installation et doit être signalée à l’Agence fédérale des réseaux, à l’exploitant du réseau et à l’administration fiscale. Quiconque l’oublie s’expose à des désavantages juridiques et financiers.
Solutions de stockage et optimisation de l’installation existante
L’extension avec de nouveaux modules n’est pas toujours la seule solution. Une solution de stockage peut être tout aussi utile. Avec le stockage sur batterie, vous pouvez augmenter considérablement votre propre consommation. L’électricité produite pendant la journée est stockée et utilisée le soir ou la nuit. Cela réduit la dépendance vis-à-vis de l’opérateur de réseau. Même si les coûts d’acquisition sont élevés, l’investissement est rentable à long terme. De nombreux États fédéraux proposent également des programmes de financement. Une autre approche consiste à optimiser les modules existants.
Les systèmes plus anciens perdent en performances au fil des années. Les modules défectueux peuvent être échangés ou remplacés par des modules plus puissants. Les modules usagés sont également une option s’ils ont été testés et sont fonctionnels. Cependant, les modules intacts ne peuvent pas simplement être remplacés car cela pourrait violer les exigences EEG. Il convient donc de vérifier si un remplacement est considéré comme un repowering ou un nouveau système.
Conclusion
L’extension d’un système photovoltaïque est un investissement dans l’avenir. Qu’il s’agisse de modules supplémentaires, de zones alternatives ou de stockage, chaque mesure augmente l’indépendance vis-à-vis du gestionnaire de réseau. Même si l’agrandissement nécessite une planification minutieuse et entraîne des coûts supplémentaires, les avantages l’emportent sur les inconvénients. Une plus grande autoconsommation, une plus grande sécurité d’approvisionnement et une contribution à la transition énergétique sont des atouts évidents. Celui qui respecte les exigences légales et intègre ses connaissances spécialisées rendra son système adapté aux années à venir.
Questions fréquentes sur l’extension d’une installation photovoltaïque
1. Puis-je agrandir mon installation photovoltaïque existante ?
Oui, une prolongation est possible dans de nombreux cas. Il est important qu’il y ait suffisamment d’espace sur le toit ou des zones alternatives telles que des garages, des abris de voiture ou des abris de jardin et que la capacité portante du toit soit vérifiée. La compatibilité des nouveaux modules avec le système existant doit également être assurée.
2. Dois-je déclarer l’extension de mon installation photovoltaïque au gestionnaire de réseau ?
Oui, chaque extension d’une installation photovoltaïque doit être enregistrée auprès de l’exploitant du réseau et dans le registre des données de base du marché. Cela est nécessaire pour éviter des conséquences juridiques et la perte de droits à indemnisation.
3. Ai-je besoin d’un nouvel onduleur lors de l’extension ?
Il est souvent conseillé d’installer un onduleur supplémentaire ou plus puissant lors de l’augmentation du nombre de modules. Alternativement, un onduleur multistring peut gérer les deux chaînes du système sans avoir besoin d’un autre onduleur.
4. Dois-je également adapter ma batterie de stockage lors de l’extension ?
Oui, il est conseillé d’adapter la capacité de stockage aux performances accrues, car cela peut augmenter l’autoconsommation de l’électricité produite. Environ 1 kWh de capacité de stockage est généralement recommandé pour chaque kWp supplémentaire de production photovoltaïque.
5. Existe-t-il des aides financières pour agrandir une installation photovoltaïque ?
Oui, sous certaines conditions, vous pouvez demander des financements tels que des prêts de la KfW ou des programmes régionaux d’expansion. Il est conseillé de se faire conseiller au préalable sur les financements actuellement disponibles.
6. Combien coûte l’extension d’une installation photovoltaïque ?
Les coûts d’une extension se situent généralement entre 1 400 et 1 600 euros par kWc de puissance supplémentaire. Des coûts supplémentaires peuvent survenir pour l’extension de l’onduleur ou l’installation d’un système de stockage d’énergie plus grand.